Les réseaux de mobiles
Chapitre 1. Introduction
Chapitre 2. La normalisation
2.1. Le codage des informations
2.2. Table des caractères ASCII Etendue
2.3. Codage des binaire
2.4. Transmission des données
2.4.1. La commutation de cellules
2.4.2. les types de liaison
2.5. ETTD-ETCD
2.6. Normalisation des réseaux
2.7. Le modèle OSI-ISO
2.8. Le modèle OSI-TCPIP
2.9. Le modèle UIT-ITU
Chapitre 3. La première génération
Chapitre 4. La deuxième génération
Chapitre 5. La troisième génération : l'UMTS
Chapitre 6. Les réseaux par satellite
Chapitre 7. les réseaux locaux sans fil
Chapitre 8. les liaisons avec les avions : le TFTS
Chapitre 9. la radiomobilité professionnelle
Chapitre 10. la radiomessagerie
Chapitre 11. la radiomessagerie
Chapitre 12. Ressources complémentaires
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2.4. Transmission des données

Ces éléments d’information permettent, dans le module d’étude, de se souvenir d’un certain nombre de concepts nécessaires à tout moment à la compréhension des chapitres. Comme indiqué par le mot « élément » il ne s’agit pas d’être exhaustif mais de se souvenir de quelques points.

Transmission des données


Pour que la transmission de données puisse s'établir, il doit exister une ligne physique, un signal radio électrique ou lumineux, appelée aussi voie de transmission ou canal. Ces voies de transmissions sont constituées de plusieurs tronçons permettant de faire circuler les données sous forme d'ondes électriques ou lumineuses. Les méthodes décrites ci-dessous ne sont pas exhaustives, ce sont les plus courantes.

Qu'est-ce qu'une Opération de commutation ?


C’est l’établissement d'une connexion entre deux points d'un réseau. On peut faire de la commutation de circuit, de paquets, de cellules.

Bande passante


Bande passante, dans les communications analogiques: c'est la différence entre les fréquences les plus hautes et les plus basses au sein d'une plage donnée.

Une ligne téléphonique analogique, par exemple, prend en charge une bande passante de 3 100 Hertz (Hz), qui correspond à la différence entre la fréquence la plus basse (300 Hz) et la plus haute (3 400 Hz) qu'elle peut acheminer. Symbole ( ƒmin à ƒmax ). Pour les communications numériques, la bande passante est exprimée en bits par seconde (b/s).

La commutation par circuits


La voix, même numérisée, se prête peu au découpage en paquets car la conversion numérique / analogique, nécessaire à la restitution du signal vocal au destinataire, impose le strict respect d’une contrainte de temps (ex : la voix numérisée au débit de 64 Kbit/s, équivaut à un échantillon d’un octet toutes les 125 ms).

Ce besoin spécifique de la voix par rapport aux données caractérise un signal isochrone (Caractérise des communications où les données sont transmises selon des délais précis). La voix numérisée est sensible au temps de transmission qui doit être respecté scrupuleusement, mais elle est peu sensible aux erreurs de données jusqu’à un certain seuil.

L’attribution d’une capacité fixe, pour une durée déterminée, résout le problème du délai variable. Cette technique, appelée commutation de circuits, si elle est bien adaptée aux flux d’informations comme la voix, n’est pas très efficace pour les transmissions de données.

En commutation de circuits, l’ensemble des ressources du réseau, contribuant à cette capacité, est immobilisée pour toute la durée de la connexion.

Le principe de la commutation de circuits consiste à établir, au préalable à la communication, une liaison par l’interconnexion de plusieurs voies mises bout à bout.

Chaque communication passe par trois phases successives :

  • Établissement de la liaison : phase de commutation active pour détecter la demande de service, recevoir et interpréter l’identité du terminal demandé, chercher et occupé un itinéraire et interconnecter les deux terminaux (décrocher, composer, sonner).
  • Maintien de la liaison pendant toute la durée de la connexion
  • Libération des connexions sur ordre et retour à l’état libre.

La commutation temporelle


Dans la commutation temporelle ou numérique, ce n'est plus le courant électrique (engendré par la voix) qui est transporté, mais les valeurs numériques représentant les amplitudes du signal à des instants d'échantillonnage régulièrement espacés.

Le courant n'arrive plus dans le central d'un côté pour en ressortir de l'autre : ce qui entre c'est une information abstraite qui, selon les principes de la modulation en impulsions codées (MIC, Modulation par Impulsion et Codage), décrit point par point la courbe du message sonore.

La commutation par paquets


Cette technologie consiste à diviser les données en paquets et à les envoyer sur le réseau. Chaque paquet dispose :

    • d'un en-tête qui indique la source, la destination
    • un numéro de séquence pour réassembler les informations
    • un bloc de contenu des données
    • et un code de vérification des erreurs.

Les paquets de données peuvent emprunter des itinéraires différents vers leur destination où les informations d'origine sont ré-assemblées après l'arrivée des paquets. La norme internationale pour les réseaux à commutation de paquets est X25.

La spécification X25 définit l'interaction point à point entre l'équipement terminal de traitement de données (ETTD) et l'équipement de terminaison de circuit de données (ETCD).

Un ETTD est relié à un ETCD par une unité de traduction appelée assembleur/désassembleur de paquets (PAD, packet assembler/desassembler).

La spécification X25 est un avis de l’UIT-T.

La communication de bout en bout entre les ETTD s'effectue par l'intermédiaire d'un circuit virtuel.

Les circuits virtuels permettent la communication entre des éléments de réseau distincts, par un nombre quelconque de nœuds intermédiaires, sans qu'il soit nécessaire de leurs consacrer des portions fixes du réseau.
Les circuits virtuels conservent l'ordre des paquets, autorisent l'échange en full duplex, utilisent le contrôle de flux et permettent le multiplexage.

Il y a deux types de circuits virtuels :

  • Permanent Virtual Circuits (PVC) : c’est une Voie logique vers le réseau entre l'origine et sa destination. Une fois que la voie logique a été établie dans des conditions normales, tous les paquets la suivent. En cas de défaillance, une nouvelle voie est négociée. Les PVC sont utilisés pour les transferts de données les plus fréquents.


  • Switched Virtual Circuits (SVC) : il n'établit pas de voie logique. Chaque paquet se fraie un chemin vers la destination, et empreinte le trajet le plus approprié à l'instant de la transmission. Avec cette méthode, les paquets suivent des routes différentes et peuvent donc parvenir à destination dans un ordre incorrect. X25 prend en compte cette situation pour assurer une transmission sans erreur. Les SVC sont utilisés pour les transferts de données sporadiques.

Numéro de voie logique. Les paquets étant fragmentés, pour éviter d'avoir une adresse complète dans chacun des fragments qui empruntent le circuit virtuel, on attribue aux paquets des numéros de voie logique lié au chemin virtuel. Pendant le transfert des données, X25 utilise le protocole LAPB qui permet de s'assurer que les trames arriveront à destination dans le bon ordre et sans erreurs.
De grandes mémoires tampons sont utilisées pour répondre à des pointes dans la demande et pour vérifier l'état des données. Cette technique "store and forward" stoker et retransmettre en plus de la correction d'erreurs, introduit des délais dans les transmission des données. La réception des données par le destinataire, ne peut commencer que lorsque les données transmises ont été intégralement reçues.

  2.4.1. La commutation de cellules
  2.4.2. les types de liaison
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